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La figura mítica de
Tango
El discurso de José
FÉLIX durante la dedicación de la placa conmemorativa a CARLOS GARDEL en
l’Hôpital de la Grave. 24 de junio de 1999.
C’est
le jeudi 11 décembre 1890 à 2 heures, que Madame BAZIN, Sage-femme
attachée à cet établissement, accouchait BERTHE GARDES d’un garçon que
l’on prénomma CHARLES ROMUALD GARDEL. Mais
Berthe n’était pas mariée, et il faut croire qu’elle fut tentée d’abandonner
son
enfant, puisque ce n’est que le 22 décembre, soit onze jours après
la naissance, qu’elle le reconnut officiellement à l’Etat-Civil. Nous
possédons une copie de l’acte de reconnaissance l’attestant.
Le
11 mars 1893, Berthe et Charles débarquent à BUENOS-AIRES d’un navire
portugais, le «DON PEDRO» qu’ils avaient pris à Bordeaux. Berthe et son
fils vécurent chez ANAIS BAUX, une « payse» mariée à un argentin «Fortunato
». Ils devaient rester ensemble, seule la mort
les sépara.
Charles
reçut une bonne éducation: il fut élevé au collège «PIO IX San Carlos»
et de l’âge de 12 ans jusqu’à 14 ans, au collège « San Stanislas ». Il fut très bon élève, premier partout, sauf
dans le chant où il ne fut que 2e, le major étant un jeune indien, son ami CEFERINO
NAMUNCURA.
De 14 à 21 ans environ, il mène une vie dissolue, fait tous les métiers.
Il fugue même au grand désespoir de sa mère. Il fait alors la connaissance
de JOSE RAZZANO avec lequel il chante en duo un répertoire varié pendant
une dizaine d’années. Ils finissent par avoir du succès et se produisent
dans toute l’Argentine et l’Uruguay.
Un
soir, dans un cabaret de MONTEVIDEO, un poète marginal et fantasque PASCAL
CONTURSI écrit des paroles pour un tango de SAMUEL CASTRIOTA «Litta» et
le chante, mal d’ailleurs. GARDEL lui demande de le laisser chanter cette
composition. Le succès était là. Il déclara: « Cela s’appellera :
mi noche triste ». Le tango chanté venait de naître.
Tout
le monde se mit à composer des tangos et à les chanter. Alors, pourquoi
GARDEL avait-il tellement de succès ? C’est que le «Francesito» le petit
français était un émigré ; il vivait et fréquentait le port et l’Abastto,
quartier des Abattoirs où vivaient tous ceux qui avaient quitté l’Europe
pour faire fortune : français, espagnols, italiens,
allemands. Tous étaient venus seuls, en avant garde et pensaient faire
venir femmes et enfants par la suite. Mais le temps passait et beaucoup
restaient seuls. Les femmes étaient rares. GARDEL connaissait, comprenait
tous ces gens qui devaient créer la nation argentine. C’est tellement
vrai, qu’une boutade signale que les mexicains descendent des Aztèques,
les Péruviens descendent des Incas, et les Argentins descendent du bateau
! -
CARLOS
GARDEL parlait le langage de ces gens, mélange de toutes les langues
que l’on appelle le « Lunfardo », c’est à dire l’argot du peuple, et c’est
pour eux qu’il chantait les peines, les amours oubliées, les regrets qui
font mal, l’amour maternel, les trahisons de l’être cher avec sa voix
chaude de baryton qui devait faire l’admiration de CARUSO.
Mais,
c’est en France qu’il allait chercher la consécration mondiale.
lI débute en novembre 1928 au théâtre «FEMINA»
sur les Champs Elysées, puis au cabaret «FLORIDA» boulevard Clichy où,
programme pour une durée de huit jours, il restera quatre mois.
Le
5 février 1929, il participe au gala de l’opéra «Le bal des petits
lits blancs» en présence de Gaston DOUMERGUE, président de la République.
Maurice
CHEVALIER, MISTINGUETT, Lucienne BOYER et Lys GAUTY se produisaient
alors lorsque le présentateur annonça une vedette argentine chanteur de
tango : c’était GARDEL. Le présentateur-comédien déjà célèbre et qui devait
acquérir plus tard une renommée internationale, c’était RAIMU. Ce fut
un triomphe.
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La Dépêche du Midi, JEUDI 26 JUIN 1999 |
Le président demanda
à GARDEL de bisser. La gloire était là, déjà le monde entier le réclamait.
Il tourna 14 films tant en France qu’à NEW-YORK. De 1928 à 1932, il eut
comme parolier ENRIQUE CADICAMO qui vit toujours. A 99 printemps, CADICAMO correspond encore avec votre serviteur
en l’appelant son cher et lointain ami. Le nom de CADICAMO ne vous dit
peut-être rien, et pourtant, les personnes d’un certain âge ont toutes
fredonné ses chansons, dont la plus célèbre est « RAMONA ».
Ensuite, de 1932 à
1935 jusqu’à leur mort respective, il travaille avec ALFREDO LE PERA,
jeune journaliste brésilien qui lui écrit les paroles de ses chansons
et les dialogues de ses films. CARLOS GARDEL lui, composait la musique.
Fait uni que dans ce milieu musical, c’était un compositeur qui ne connaissait
pas le solfège. Ils composeront ensemble plus de 80 chansons. MICHEL PLASSON
avec l’Orchestre du Capitole, DANJEL BARENBOIM avec l’Opéra en interpréteront
quelques unes des plus belles en concert.Puis
survint le drame. Au cours d’une tournée en Amérique Centrale, l’avion
de CARLOS GARDEL est accidenté au-dessus de la Colombie. Sur les 13 personnes
qui participaient à ce vol, un seul devait survivre. Mutilé, affreusement
brûlé, JOSE PLAYA, secrétaire de CARLOS GARDEL, devait finalement mourir
en 1982.
Le corps de GARDEL
ne fut rapatrié à BUENOS AIRES que le 5 février 1936 où 30 000 personnes
l’attendaient au port. Plus d’un million de
fans suivirent son cercueil. Le gouvernement décréta 3 jours de deuil
national. On m’a assuré que les pèlerins
vont encore se recueillir par cars entiers pour prier sur les lieux de
l’accident.
L’histoire se termine,
la légende, que dis-je, le mythe s’installe.
Discours
prononcé par M. José FELIX lors de la pose de la Plaque
Commémorative CARLOS GARDEL
HOPITAL DE LA GRAVE – TOULOUSE - JEUDI 24 JUIN 1999
Source:
http://taxitourist.free.fr/carlosgardel.htm
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El diario, La
Dépêche du Midi, del 26 de junio de 1999 difundió
la inauguración de la placa
permanente en la propiedad del
Hospital de La Grave,
declarado monumento histórico de Francia y conmemorando
el nacimiento de Carlos Gardel en Toulouse.
Dicho acta se llevó
a cabo el
24 de diciembre
en una ceremonia auspiciada por José Félix
(presidente de La Asociación Carlos Gardel de Toulouse).
Aporte: Georges Galopa, VP de la
Asociación Carlos Gardel Toulouse. |
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Sr.
José Felix en Toulouse, 1995.
En la foto de
izquierda a derecha se ve al Consejero Municipal Mr. Renal, luego el
bandoneonísta Maurice Christin, en el centro con el micrófono el Sr
José Felix, que presenta a la señora
Fanny Lasserre, la hija de Paul Lasserre. A la derecha de Fanny
Lasserre esta Sandrine Jean, Henry Brune y su esposa.
La foto fue tomada por Jorge
Muscia. |
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